Mardi 19 Novembre 2019 – Espace BELLEVUE BIARRITZ

 

Mr le Ministre,
Mr Le Sous Préfet,
Mr le Sénateur,
Cher Max,
Mme la Députée,
Mr le Maire, Cher Michel,
Mr le Président du Département,
Mr le Président Confédéral, Cher Roland,
Mesdames et Messieurs,
Chers Collègues,
Chers Amis,

C’est pour moi un honneur et un privilège d’être devant vous aujourd’hui, au Pays Basque, à Biarritz, pour vous souhaiter la Bienvenue, à l’occasion de l’ouverture de ce 67ème Congrès National de l’UMIH.
Je vous laisse imaginer la force de persuasion dont j’ai dû faire preuve et les nombreux arguments que j’ai dû trouver quand il s’est agit de convaincre notre Président, Roland Heguy, de tenir ce Congrès à Biarritz, je plaisante !
Mais maintenant ça y est, nous y sommes !

Ce Congrès a pour thème : «Tourisme : accélérateur des territoires ». Vaste programme.
Nous tous, dans cette salle, en tant qu’acteurs du tourisme, sommes directement concernés par cette symbiose recherchée « tourisme et territoires ».

Les atouts du Pays Basque sont nombreux :
Je pourrai vous parler de la nature : l’Océan bien sûr, mais aussi la montagne, la Rhune, et nos rivières ; l’Adour, la Nive,
la Nivelle,
Je pourrai vous parler de nos magnifiques villages basques, Espellette bien sûr, mais aussi Ainoha, ou encore Itxassou,
Je pourrai vous parler de la gastronomie, omniprésente au Pays Basque, avec plus de 10 chefs étoilés, plus de 30 maîtres restaurateurs, et des dizaines de professionnels amoureux de leur région qui subliment les produits locaux,
Je pourrai vous parler de la culture : le Musée Bonnat à Bayonne, le festival du film de St Jean de Luz, le festival de
Biarritz Amérique latine,

Je pourrai vous parler sport : le golf, plus de 10 golfs à ce jour en Pays Basque, le surf, Biarritz officiellement candidate pour accueillir les épreuves de surf des JO 2024, mais encore la Pelote, et bien sûr le Rugby !
Les atouts du Pays Basque sont nombreux donc, mais je sais que n’importe quel Président départemental ici présent, saurait me vanter son territoire aussi bien que je viens de la
faire.

Le tourisme aujourd’hui, quel que soit le territoire dont on parle, est synonyme de développement économique bien sûr, donc de créations d’emplois, de développement des mobilités, de créations de richesses.
Il est donc indispensable.

Mais la réalité, c’est que sur Google maps, le pays Basque, si beau soit-il, n’est qu’un point, au milieu de dizaines, de centaines, de milliers d’autres points, qui ont tout autant d’attraits que nous, et qui se battent autant que nous pour exister dans la jungle des « destinations touristiques ».
Comment faire venir les touristes dans nos établissements, nos hôtels, nos restaurants ?
Pas toujours facile de faire la promotion de son établissement : qu’est ce que j’ai de mieux que mon voisin, quel est l’élément déclencheur qui va faire que le client va réserver chez moi à Biarritz, plutôt que chez mon collègue de St Jean de Luz ?
Les adhérents de l’UMIH pays basque sont, pour 95% d’entre eux, des PME et des TPE. Autrement dit, ils n’ont pas toujours du temps à consacrer à leur promotion.
Je pense que sur ce point, les UMIH départementales, ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de leurs territoires et dans l’accélération des enjeux touristiques. Nous devons être
aux présents côtés des instances qui oeuvrent au développement touristique, et nous devons être les interlocuteurs naturels des institutionnels.
Pour illustrer mon propos, je peux citer par exemple la marque « Biarritz Pays basque », crée pour la promotion de notre région, à l’international : l’UMIH y a participé,
Mais nous siégeons également à la CCI de Bayonne, à la Caisse locale du Tourisme Pyrénées Gascogne, au Codir du Cluster Goazen (Goazen : « allons-y » en basque).

Ce cluster, animé par la CCI, réunit tous les acteurs du tourisme basque : les transporteurs, les entreprises de loisirs, les sites et musées, la restauration, et bien sûr les hébergeurs
(hôtels, résidences hôtelières, campings, et gîtes.

Tous ces professionnels travaillent ensemble pour développer le tourisme sur noter territoire, et contribuent ainsi à l’enrichissement de la collectivité.
Tout le contraire de ce que l’on appelle, bien évidemment à tort, l’économie « collaborative ».
Depuis plusieurs années maintenant, nous alertons les pouvoirs publics et nos interlocuteurs sur les dérives et les effets pervers de ce phénomène, avec souvent l’oreille attentive de nos élus, mais aussi parfois une écoute simplement « polie ».
Aujourd’hui, à notre grande surprise, le Conseil d’agglomération du « Pays basque » a pris une mesure inattendue : la limitation du nombre de logements autorisés à la location, en fonction d’une répartition géographique.
C’est une très bonne chose, un bon début, et nous nous en félicitons.
Car, nous qui sommes des professionnels, nous savons une chose : quand nos hébergements sont complets, ils fonctionnent normalement, ils sont prévus pour ça.
Et Il en va de même pour les infrastructures de nos villes, de nos villages, de notre territoire.
En revanche, quand des touristes débarquent à 6 dans un studio, ou à 10 ou 12 dans un T2, ça coince. Et quand on multiple ce nombre par plusieurs centaines, voire plusieurs milliers par jours, ça provoque des norias de valises à roulettes dans nos rues.

Ce tourisme-là n’est pas un accélérateur de territoires, bien au contraire ; il ne profite pas à la collectivité, il profite en fait à quelques multinationales basées à l’étranger. De plus, il génère des incivilités, l’exaspération d’un grand nombre d’habitants, et il porte en plus préjudice à nos activités en renvoyant une image négative du touriste.
Ce tourisme-là, ce tourisme de masse, nous n’en voulons pas.
Nous, professionnels du tourisme, nous préférons oeuvrer pour un tourisme responsable, respectueux des territoires et de leurs habitants, et respectueux de notre environnement.
Mesdames et Messieurs, au nom des 750 adhérents de l’UMIH pays Basque, professionnels du tourisme, je vous souhaite un excellent 67ème Congrès.
Merci !

 

Crédits photos – Arnaud Texier

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